Born in Tehran, Alaleh Alamir studied fine arts in the United States. In 1987 she was admitted in New York University to pursue her doctoral dissertation in painting “Numerical Systems and Color Perception”.

Her universal curiosity, which she put in the service of art at an early age, allowed her to put herself to the test in both the philosophy of art and its techniques, finding in the United States as well as in Europe an education, artistic groups and the means for accomplishing her program of a Total Art.

She has been an artist-in-residence and a teacher in several countries on several continents.

Her catalog includes a number of installations, film, photography, both individual and group shows of her paintings, participation in performances by the Fluxus group, and notably a sound/instrument collaboration with LaMonte Young and with other composers of minimalist music from the United States.

For Alaleh Alamir as for the artists of the Renaissance -“I have always considered myself as part of an unofficial movement, which I have named the New Renaissance”- humanist knowledge and techniques (traditional and new) imbue each of her works with a universal dimension. She does not hesitate to combine forms of expression as different as poetry, sound and image within multidimensional works. Her mastery of four languages reinforces the exploratory richness of her work.

This extremely original path, far from giving rise to a fragmented body of work, has allowed the artist to concentrate her reflections on an effort of immediately perceptible depth. Hers is a process of historical reflection, of universal questioning and philosophical introspection and her body of work includes no less the superimposition of classical glazes than it does the layering of research or the hypertextuality of a polymorphous installation.

 

 

Née à Téhéran, Alaleh Alamir a poursuivi ses études artistiques aux États-Unis. La New York University n’avait pas remis de doctorat de peinture depuis dix ans quand elle accepta d’encadrer sa thèse : “Numerical Systems and Colour Perception”.

Sa curiosité universelle, qu’elle met très tôt au service de l’art, lui permet de s’interroger à la fois sur les techniques et sur la philosophie, trouvant aux États-Unis comme en Europe un enseignement, des groupes artistiques et des moyens pour accomplir son parcours d’art total.

Elle a été artiste en résidence et professeur dans plusieurs pays des deux continents.

Son catalogue comprend des photographies, une filmographie, de nombreuses installations et expositions de peinture individuelles et collectives de par le monde, des participations à des performances du groupe Fluxus – et notamment une collaboration instrumentale/sonore avec LaMonte Young à Paris en 1989, ou avec des compositeurs de musique minimale aux USA.

Pour Alaleh Alamir, comme pour les artistes de la Renaissance, (.. je me suis toujours considérée comme formant partie d’un mouvement qui n’est pas officiel mais que j’ai toujours dénommé moi-même: la “Nouvelle Renaissance”) l’ensemble des connaissances humanistes (optique, mathématiques, astrologie, textes sacrés, philosophie, poésie) et techniques (étude de dessin, calligraphie et peinture classique, histoire de l’art, méthodes anciennes et restauration..) apporte à chacune de ses œuvres une dimension universelle. Elle n’hésite pas à faire cohabiter des expressions aussi différentes que la poésie, le son et l’image au sein d’œuvres pluridimensionnelles. Sa maîtrise de quatre langues renforce la richesse exploratoire de son travail.

Alaleh Alamir le dit très bien: “L’art pour moi est sacré, et d’une certaine manière mes convictions et motivations vont à contre courant de ce qui se passe dans le monde. Tout en utilisant toutes les techniques à ma disposition (nouvelles et traditionnelles) je continue fermement à croire que le chemin de l’artiste est celui du “maître” (ostad en persan). Je travaille pour devenir un maître et pour éventuellement transmettre mon savoir…”

Ce parcours extrêmement original loin de donner forme à une œuvre éclatée, permet à l’artiste de concentrer sa réflexion sur un travail d’une richesse immédiatement perceptible. Il s’agit d’un mouvement de réflexion historique, d’interrogation universelle et d’introspection philosophique. L’œuvre peut tantôt choisir la superposition de glacis à l’ancienne afin d’exprimer le feuilletage infini de la recherche, et tantôt l’hyper textualité d’une installation polymorphe.

 

Katy Rémy